Qu’attendre cette semaine ? (11 novembre – 17 novembre 2019)

Points Marquants

> Croissance du PIB pour le troisième trimestre en Allemagne (14 novembre) et enquête ZEW pour novembre (12 novembre)
La contraction industrielle au troisième trimestre et la fragilité observée dans le secteur des services sur la même période devraient entraîner un taux de croissance négatif au troisième trimestre. Cette récession technique sera-t-elle suffisante pour imposer une politique budgétaire plus accommodante?

> Le PIB et l’emploi de la zone euro pour le troisième trimestre (le 14 novembre) et la production industrielle pour septembre (le 15 novembre)
L’estimation rapide du PIB était de 0,2%, cela sera confirmé. La question concerne la dynamique de l’emploi. Depuis le début de 2018, sa croissance trimestrielle est proche de la croissance du PIB, ce qui a entraîné une allure sans tendance de la productivité. Ce n’est pas une nouvelle positive car cela limite la capacité de l’économie à redistribuer des revenus supplémentaires.

> Le PIB du Royaume-Uni pour le troisième trimestre (11 novembre) et l’emploi pour août (12 novembre)
La principale préoccupation du Royaume-Uni est sa faible croissance de la productivité. Depuis le début de la reprise actuelle, en 213, elle n’a augmenté que de 1%. Le changement pourrait intervenir dans les mois à venir avec un ajustement à la baisse sur le marché du travail.

> Croissance du PIB pour le troisième trimestre au Japon (14 novembre)
Le chiffre tiendra compte de la hausse des ventes au détail des ménages en septembre. Leurs dépenses ont augmenté pour compenser la hausse du taux de TVA en octobre. C’est le même phénomène que celui observé en avril 2014 lors du précédent changement de taux de TVA.

> Indice de la production industrielle aux États-Unis pour octobre (15 novembre). Enquête de la Fed sur le secteur manufacturier pour novembre (15 novembre).
Aux États-Unis, la dynamique industrielle est faible, comme en témoigne l’indice ISM manufacturier inférieur au seuil des 50 pour les trois mois jusqu’à octobre. Cela poussera probablement l’indice de la production industrielle à la baisse.

> Production industrielle, ventes au détail et investissements chinois pour octobre (14 novembre)
La dynamique est plus faible en Chine. Elle reflète des chocs externes négatifs (la croissance des exportations est proche de zéro ces derniers mois) et d’un fort ajustement interne (croissance négative des importations).

> Ventes au détail aux États-Unis (le 15 novembre) et au Royaume-Uni (le 14 novembre)
Les ventes aux États-Unis resteront robustes car le marché du travail reste favorable et les ménages optimistes Au Royaume-Uni, la perception est plus faible, la dynamique du marché du travail étant récemment devenue négative.
> Inflation au Royaume-Uni et aux États-Unis pour octobre
Sera inférieur à celui de septembre car la contribution énergétique sera plus négative en octobre.
> Taux d’inflation dans la zone euro (15), en France (14), en Allemagne (13), en Italie (15) et en Espagne (14) Confirmation de l’estimation rapide publiée au début du mois. Le taux d’inflation de la zone euro en octobre avait été estimé pour la première fois à 0,7%

Royaume Uni – Dernière sortie avant l’inflation

La hausse des ventes de détail en février (+1.5%) ne doit pas faire illusion. Le marché a changé de nature depuis plusieurs mois déjà. On le voit sur le graphe ci-dessous. Depuis la forte hausse d’octobre 2016 la tendance est baissière mais reste robuste. Les ménages continuent de consommer tant que l’inflation n’est pas là.
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Cependant l’inflation pointe son nez. L’inflation sous-jacente à 2% en février est préoccupante. L’indice des prix des biens alimentaires baissait depuis le début de l’année 2014. Le repli était encore de -2.4% en octobre 2016. En février la hausse est de 0.17%. Ce n’est pas grand chose mais le retournement de l’indice est impressionnant et l’accélération des prix spectaculaire. Et c’est lié à la dépréciation de la livre sterling. Lire la suite

3 graphes sur les ventes de détail US: ne rêvons pas

Les ventes de détail du mois de septembre ont progressé de 0.6% après un repli de -0.2% en août et une hausse maigrichonne de 0.1% en juillet. Sur le trimestre la hausse n’est que de 2.9% en taux annualisé contre 6% au cours des 3 mois du printemps.
On voit bien cette rupture dans le premier graphe ci-dessous. Les 3 mesures des dépenses sont réduisent fortement en juillet, se contractent en août et reprennent modérément en septembre.
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Ce qui nous intéresse ici est la composante hors auto, essence et matériaux de construction car elle est incluse dans la construction de la consommation dans les comptes nationaux. Sur les 3 derniers mois, cet indicateur n’aura progresser qu’une fois et de seulement 0.1% en septembre. Lire la suite

Dynamique réduite avant les banques centrales – Ma chronique macroéconomique

5 points à retenir dans la conjoncture de la semaine du 12 septembre et 3 points à venir durant la semaine du 19 septembre

Point #1 L’activité manufacturière est plutôt en phase de ralentissement
Au sein des pays industrialisés, la progression quasi nulle des échanges mondiaux pèsent terriblement sur le profil des indices de production manufacturière. En conséquence et aussi parce que la dynamique de la demande interne est modeste au sein de ces pays, l’impulsion dans les échanges ne viendra pas des pays industrialisés.
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Eté morose pour la croissance américaine

Après la forte baisse de indices ISM pour le mois d’aout (voir ici et ici) il y avait aujourd’hui la publication de deux types de données importantes
Les ventes de détail sont en repli de -0.3% en août après simplement +0.06% en juillet. L’indice sous-jacent des ventes de détail est en repli de -0.1% en août comme en juillet. Dès lors l’acquis de croissance pour le troisième trimestre à la fin août n’est que de 1.8% (taux annuel) contre +6% au deuxième trimestre. Pour l’indice sous-jacent l’acquis est de seulement 0.7% après +6.9% au 2ème trimestre.
Le deuxième trimestre était exceptionnel et le risque est que ces chiffres sur dépenses des ménages n’affaiblissent fortement la contribution de la consommation à la croissance du PIB. La consommation avait été le principal support de la hausse du PIB au T2, ce ne sera sûrement pas le cas en T3.
Notre prévision de croissance du PIB de 1.4% pour l’ensemble de l’année 2016 est à risque. Ce sera peut être trop.

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Après le rebond de juillet (0.6%) l’indice de la production industrielle a reculé en août (-0.5%). Pour le seul secteur manufacturier le repli est de -0.4% en août après +0.4% en juillet. L’acquis de croissance pour le 3ème trimestre à la fin août est de 2.3% pour l’ensemble de l’industrie après un repli de -0.6% au T2. Pour le secteur manufacturier, l’acquis est de 0.7% après -1% en T2 (taux annuel).
La dynamique est limitée puisque sur un an la production industrielle se contracte de -0.7% alors que dans le secteur manufacturier la hausse n’est que de 0.1%.
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Après l’ISM et l’emploi, les ventes de détail rajoutent une touche de morosité à l’activité américaine alors que la production industrielle est neutre. Où est le risque de surchauffe qu’évoquait Eric Rosengren de la Fed de Boston la semaine dernière? C’était un été très frais pour la croissance américaine et la Fed n’a aucune raison de changer sa politique monétaire lors de sa réunion la semaine prochaine.

Royaume Uni – Les ménages dépensent sans compter

Les ventes de détail (en volume) au Royaume Uni ont reculé marginalement en août (-0.17%) après une très forte progression en juillet (1.86%). De la sorte, l’acquis de croissance pour le troisième trimestre à la fin du mois d’août est de 6% en taux annualisé.
Le premier graphe montre que la tendance des derniers mois est dans le prolongement de ce qui était observé depuis 2014.
Le deuxième graphe suggère qu’au regard des chiffres de ventes de détail du troisième trimestre, la contribution de la consommation à la croissance trimestrielle du PIB restera forte, garantissant une progression robuste du PIB.
Le Brexit n’est toujours pas là et les consommateurs en profitent (voir ici sur l’absence d’impact du résultat du référendum du 23 juin)

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La consommation n’est pas très robuste aux USA

La dynamique des ventes de détail américaine est faible en ce début d’année. En janvier, l’indice total avait reculé de -0.4% (révisé à la baisse) et en février le repli est de -0.15%. Hors auto et essence, le recul était de -0.15% en janvier et la hausse de 0.3% en février. Si l’on enlève l’auto, l’essence et les matériaux de construction (partie des ventes de détail utilisée pour construire les dépenses totales de la consommation), la hausse était de 0.2% en janvier et l’indice est stable en février. Lire la suite